baty : je suis venu

épilogue de la tragédie initiatique chrétienne



naître d'en haut


Quand tous ceux qui étaient dans les tombeaux ont été réincarnés, la population mondiale a explosé : baby BOOM ! Mais maintenant tous peuvent entendre sur le Cloud la voix du Fils de l’homme… et que dit-elle depuis la Nuée (1), cette voix ? Elle répète ce que disait le Fils de Dieu au début du premier acte de la tragédie chrétienne (2), car Satan, délivré de sa prison à la fin le Règne de mille ans (3), a repris ses activités fallacieuses et la bibliothèque qui contenait les paroles de Dieu (4) a été verrouillée, scellée de sept sceaux pour que personne ne puisse y accéder. Le Fils de l’homme brise donc ces sceaux afin que la parole que Jésus a dite soit de nouveau lisible et audible puisque…

Moi, lumière, je suis venu dans le Monde pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Et si quelqu’un entend mes paroles et ne les croit pas, ce n’est pas moi qui le juge ; car je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Qui me rejette et ne reçoit pas mes paroles a son juge : LA PAROLE QUE J’AI DITE, C’EST ELLE QUI LE JUGERA AU DERNIER JOUR. (5)

Mais l’Homme modernel’Homme de l’illégalité, le Fils de la perdition, l’Adversaire, celui qui se dresse contre tout ce qui est appelé Dieu (6) — a remplacé LA LUMIÈRE par les Lumières, comme il nomme ces vieux guides aveugles auxquels il se réfère sans cesse parce que c’est sa culture : la tradition (7) qu’il s’est inventée pour remplacer la parole de Dieu (8). Or la sagesse des Lumières — et avant elles de tous les hommes de la Renaissance (9) — est en contradiction avec la Sagesse de Dieu. Aujourd’hui plus encore qu’aux temps apostoliques, la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu (10) car elle est à son comble. La bêtise la plus noire règne en effet sans partage sur le monde des Lumières : c’est la Grande Affliction !

C’est-à-dire la Grande Détresse intellectuelle, l’intelligence qui s’écarte du Réel, de Celui qui s’appelle « Je Suis » et dont la Parole dit ce qui est. J’entends des faux prophètes à l’intellect brillant ou à la langue bien pendue expliquer ce qui est en mélangeant les sagesses à jamais incompatibles de Dieu et des hommes, ou en rejetant a priori l’Écriture, suivant qu’ils se présentent comme croyants ou non, mais si leurs dires surréalistes sont complaisamment relayés par tous les medias, c’est parce que le monde entier gît au pouvoir du Malin. (11)

À tel point que plus personne n’est trouvé digne d’ouvrir ou de regarder le livre posé sur la main droite de Dieu (12), à part mon personnage, Zorobabel, qui s’en est emparé et publie depuis le début du XXIe siècle sur "le Cloud" une explication de Textes qui ouvre les Sept sceaux. Il faut en effet que tout le monde puisse reprendre connaissance de la parole que Jésus a dite pour retrouver le chemin du royaume de Dieu, car Dieu ayant mis au cœur des dirigeants de ce monde de détruire ce dernier, il est urgent de le quitter. Comme Jésus l’avait annoncé, la situation actuelle est comparable à celle d’avant le Déluge (13), sauf que cette fois le monde ne sera pas détruit par l’eau mais par le feu (14).

Toutes sortes de catastrophes dites "naturelles" peuvent évidemment provoquer une telle fin du monde, mais l’Apocalypse annonçant une grande guerre (15), il est probable que le monde, vu la manière dont il est gouverné, sera ravagé par le feu nucléaire. Prendre refuge dans le Royaume est donc l’unique moyen d’échapper à ce piège mortel, sauf qu’il faut pour cela impérativement naître d’en haut, c’est-à-dire de l’eau et de l’Esprit (16). L’eau est celle du baptême : il s’agit de nettoyer son logis de toutes les impuretés qui le souillent (17) ; une fois ces idées fausses chassées, il est facile de naître de l’Esprit car on voit alors clairement… que l’on est né de l’Esprit !

Pour quitter le monde, il faut donc s’attaquer à ses idées reçues, car le monde extérieur n’est rien d’autre qu’une leçon apprise, c’est-à-dire un conditionnement transmis à chacun dès son plus jeune âge par son milieu déjà contaminé, puis par le système scolaire, et enfin par les medias, ces derniers rafraîchissant en permanence les innombrables idées fausses pour qu’elles ne s’évaporent pas comme les gouttelettes d’un mauvais brouillard au lever du soleil, tout en contaminant aussi les enfants, bouclant ainsi le conditionnement sur lui-même. La bonne nouvelle est que le monde n’est pas réel, car s’il l’était, il serait impossible de le quitter et sa destruction entraînerait la fin de toute vie.

Heureusement, l’ouverture des Sept sceaux révèle la Vérité inscrite dans la Bible, à savoir que tous sont "seulement" coupés de la Réalité par l’éducation qu’ils ont reçue, Réalité encore appelée métaphoriquement : royaume de Dieu. Jésus parle de la Réalité, mais étant donné que ses auditeurs ont perdu le contact avec celle-ci, son discours est principalement fait de comparaisons et de métaphores. Il utilise des éléments de ce monde replié sur lui-même pour évoquer l’invisible Réalité. Pour ses auditeurs, un transfert de sens doit s’opérer, du premier degré vers le second, mais cette technique comporte un risque : qu’ils ne parviennent pas à s’élever dans les airs à la rencontre du Seigneur (18) et qu’ils prennent l’image, l’analogie, la parabole au premier degré. En voici un triste exemple…

Les deux récits de la conception virginale de Jésus par l’Esprit Saint (19), qui sont des paraboles non signalées, c’est-à-dire des récits métaphoriques destinés à faire comprendre aux plus simples que Jésus est né de l’Esprit, ont été — involontairement ou volontairement — pris au premier degré, permettant ainsi au culte de la Déesse mère tué par le christianisme de ressusciter… en culte de la Vierge ! (20) Dans l’évangile de Jean, destiné à des lettrés, il n’y a pas de récit merveilleux de la naissance de Jésus, il y est directement question de quiconque est né de l’Esprit (21), ou encore de ceux qui ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu (22), c’est-à-dire toujours de l’Esprit, puisque Dieu est esprit (23).

En réalité, en vérité, tous sont nés de l’Esprit, pas seulement Jésus. Certains ont du mal à le comprendre, comme Nicodème (24), d’autres le refusent, d’autres enfin le reconnaissent et tout s’éclaire pour eux ; ils comprennent en particulier l’importance de cette recommandation : Sur la terre, n’appelez personne votre père, car un seul est votre Père, celui qui est dans les Cieux. (25) La plupart des commentateurs entendent métaphoriquement le mot "père" comme un titre honorifique donné aux rabbis ou aux scribes, mais il est — une fois n’est pas coutume — à entendre ici littéralement comme étant votre Père céleste (26), votre véritable géniteur, de la même manière que, quand Jésus dit « mon Père céleste » (27), il parle de Celui qui l’a engendré.

Sinon, comment pourrait-on à la fois haïr son père et sa mère pour devenir disciple de Jésus (28) et, dans le même temps, les honorer pour respecter le commandement de Dieu (29) ? Cette apparente contradiction se résout lorsque nous nous débarrassons de nos idées reçues et que nous redécouvrons qui nous a réellement engendré (30). En vérité, en vérité, nous avons tous été engendrés par l’Esprit, le Saint, qui, dans cette fonction, est appelé : notre Père. On l’accepte ou pas, et l’on est alors respectivement : soit né de Dieu, soit né du sang, d’un vouloir de chair, d’un vouloir d’homme, ce qui est l’opinion courante fondée sur les apparences. Heureux ceux qui croient sans voir ! (31) C’est l’Esprit qui fait vivre, la chair ne sert de rien. (32)

Zorobabel, Assomption 2017

notes

  1.  Luc 21, 27 : « Ils verront le Fils de l’homme venir dans une nuée ».
  2.  C’est-à-dire au début de l’ère chrétienne.
  3.  À la fin du premier millénaire de l’ère chrétienne. Cf. Apocalypse 20, 7.
  4.  La Bible.
  5.  Jean 12, 46-48.
  6.  2 Thessaloniciens 2, 3-4.
  7.  Tradition d’homme (Apocalypse 13, 18) : paradosis = 666.
  8.  Cf. Matthieu 15, 6 : « Vous avez annulé la parole de dieu à cause de votre tradition ». Voir aussi le Signe du Fils de l’homme pages 183, 238 et note 652.
  9.  Renaissance de la Bête (Bêtise) dont l’une des têtes avait été égorgée par la parole du Christ (Cf. Apocalypse 1, 16 et 13, 3) : en devenant la religion officielle de l’Empire romain, cette parole a coupé la principale "tête" de l’hydre hellénique.
  10.  1 Corinthiens 3, 19.
  11.  1 Jean 5, 19.
  12.  Apocalypse 5, 1-3.
  13.  En Matthieu 24, 37-39, Jésus dit : « Tels furent les jours de Noé, telle sera la venue du Fils de l’homme. De même qu’en ces jours d’avant le déluge ils mangeaient et buvaient, prenaient femme ou mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et qu’ils ne comprirent rien jusqu’à ce que vînt le déluge qui les enleva tous, ainsi en sera-t-il de la venue du Fils de l’homme. »
  14.  Voir par exemple : 2 Pierre 3, 5-7, etc.
  15.  Notamment en Apocalypse 16, 14 et 20, 8. Voir aussi 9, 16.
  16.  En Jean 3, 3-6, Jésus dit à Nicodème : « À moins de naître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème demande : « De quelle manière un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il venir une seconde fois dans le ventre de sa mère et renaître ? » Jésus explique : « À moins de naître de l’eau et de l’Esprit, personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. »

    Le terme grec anothen, traduit ici par "d’en haut", peut aussi se comprendre comme signifiant "de nouveau" ou "à nouveau", et c’est bien ainsi que Nicodème l’entend, puis nombre de traducteurs du Quatrième évangile et de chrétiens abusés par leur traduction. Ce malentendu, lourd de conséquences, agace Jésus qui finit par chapitrer son interlocuteur (voir Jean 3, 10). Pour anothen, voir aussi le chapitre du Signe du Fils de l’homme intitulé : « Le Ciel est la métaphore de l’Esprit ».
  17.  Les "esprits impurs" : voir la citation du chapitre 666.
  18.  Voir 1 Thessaloniciens 4, 17 et le Signe du Fils de l’homme, page 62 : « Il en est toujours ainsi dans le discours de Celui qui est descendu du ciel  – les comparaisons, images, figures, allégories, paraboles et autres analogies y sont omniprésentes –, car il expose ce que personne ne voit à l’aide de ce que tout le monde connaît. » Le grec metaphora signifie "transport" ; les métaphores bibliques doivent transporter les Élus de la Grande Babylone jusqu’à la Jérusalem nouvelle… On le voit, elles sont partout !
  19.  Au début des évangiles de Matthieu (1, 20) et Luc (1, 35).
  20.  Satan adore faire le Malin…
  21.  Jean 3, 8.
  22.  Jean 1, 13.
  23.  Jean 4, 24.
  24.  Voir Jean 3, 4 et le Signe du Fils de l’homme, chapitre : « Changer son esprit ».
  25.  Matthieu 23, 9. Les Cieux sont une désignation métaphorique de l’Esprit ; voir le chapitre du Signe du Fils de l’homme intitulé : « Le Ciel est la métaphore de l’Esprit ».
  26.  Matthieu 5, 48 ; 6, 14+26+32.
  27.  Matthieu 15, 13 et 18, 35.
  28.  En Luc 14, 26, Jésus dit : « Si quelqu’un vient à moi et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. »
  29.  En Matthieu 15, 4, Jésus rappelle aux scribes et aux Pharisiens le commandement de Dieu : Honore ton père et ta mère, et : celui qui maudit père ou mère, qu’il soit puni de mort !
  30.  Pour devenir ses disciples, Jésus ne nous demande pas de haïr les personnes que l’opinion courante, basée sur les apparences plutôt que sur la parole de Dieu, voit comme étant nos pères et mères, mais de haïr ces attributs parce qu’ils ne correspondent pas à la réalité, l’Esprit et nul autre engendrant directement chaque humain.
  31.  Jean 20, 29.
  32.  Jean 6, 63. Le Signe du Fils de l’homme, pages 312 et 313 : « En affirmant la primauté de l’Esprit en matière de génération et de vie, le Jésus de Jean affirme non seulement sa naissance virginale, mais, par voie de conséquence, celle de tous les humains : ceux qui admettent cette révélation naissent ipso facto d’en haut ; les autres restent liés à la chair corruptible et mortelle. »

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